Les comptes-rendus : les sorties randonnées pédestres

printemps - été - automne 2018

Découverte de la vallée de Naves pour des personnes en situation d'handicape

 

Le week-end SOLIDARITE HANDICAPES, organisé à Naves, a pu bénéficier des meilleurs conditions : une météo  radieuse et une organisation sans faille. Ainsi les cinq joélettes ont été prises en charge par la quarantaine de bénévoles venus généreusement apporter leur contribution pour la réussite de cette sortie nature. Tout commença le samedi après midi  avec accueil des participants qui découvrirent les villages avec le guide du patrimoine Lucien Delapierre. Le dimanche ce fut  la monté plus sportive jusqu'au refuge du Nant du Beurre ; l’ occasion de découvrir  les alpages et le vaste panorama sur la Lauzière.

Un tel rassemblement ne fut possible qu’ avec le concours des trois associations HANDI EVASION, HANDICAP EVASION et  le CLUB ALPIN de Moutiers et Haute Tarentaise, chacun apportant  ses propres compétences. Que tous soient remerciés pour cette belle action caritative !

 

André


Le tour des gorges de l'Arbonne

Mercredi 12 septembre 

 

Au départ, un rapide exposé pour présenter ce torrent de montagne, trop bien connu des Borains :  15 crues recensées depuis 1370. En 1730 une crue exceptionnelle a même détruit tous les ponts sur l’ Isère jusqu’à Grenoble (sauf celui de Aigueblanche).

La structure particulière de ce bassin versant (schiste calcaire en Rive Droite et tout en gypse tendre  en Rive Gauche) a donc tous les ingrédients pour favoriser ces laves torrentielles, lors de fortes précipitations. Le relief que nous allons parcourir ce jour  garde les stigmates de tous ces glissements de terrains successifs. La dernière crue de 1996  a donné lieu à la création de plusieurs pistes en RD et celles-ci ne figurent pas sur ma vielle carte et nous allons en faire les frais. Au départ, bon balisage mais les différentes intersections de piste nous posent question. Le balisage étant inexistant, nous optons pour la droite ; mais plus loin en arrivant dans le lit de l’Arbonne , nous voyons que ce n’était pas tout à fait le bon choix ! En RG, nous découvrons nettement  un sentier sur lequel nous nous engageons, les 16  marcheurs en file indienne. Après une bonne monté, nous arrivons à une ruine, mais  le chemin disparaît. Nous nous repérons bien sur la carte où ce vieux sentier est bien signalé, mais l’érosion a fait son travail ! Le sentier a disparu au delà !  Il nous reste environ  100m pour atteindre l’alpage en amont. Le groupe s’ organise : certains vont reconnaître en amont , et  les autres s’occupent des marcheurs moins bien chaussés ou moins habitués à la pente. L’entraide dans le groupe a bien fonctionné et après une bonne suée, nous nous retrouvons tous sur l’alpage paisible avec chalet et eau fraîche. De là nous rattrapons l’itinéraire plus classique. Plus haut, ce sera le pique-nique au bord du Nant Blanc  puis une descente aisée jusqu’au fond des gorges que nous retrouvons plus en aval. Nous pouvons alors bien observer le ravinement spectaculaire produit dans le lit par ces différentes coulées.

Une dernière petite remonté jusqu’aux voitures pour terminer cette boucle  et faire un bilan positif de cette sortie : une mauvaise surprise sur ce sentier, certes ( mea culpa ) , mais une aussi grande solidarité dans le groupe . Chacun a aussi pu s’étonner de son potentiel d’énergie en réserve.

Bien sur, le tout s’est terminé au bar des Tonneaux autour d’une boisson bien fraîche et bien méritée.

 

André


Tour du Cervin

02 au 08 septembre

 

Dimanche 02 : Moûtiers, 13h50, parking du cimetière : ils sont venus, ils sont tous là ! Chargement des sacs et départ pour Stalden en Suisse. Bonne route sous le soleil et arrivée à l’heure, comme prévu. Accueil chaleureux de M. Heinz qui nous présente son village, son musée, sa cave... et sa grappa. Un plat de pâtes plus tard, présentation du programme du lendemain (ce sera le rituel d’après repas), et dodo.

Lundi 03 : Stalden, 08h00 : départ pour Sankt Niklaus où nous parquons le véhicule à vingt mètres du téléphérique ! 09H00, comme prévu, sonne lorsque la benne nous hisse à Jungen, petit hameau typique à 1955 m et départ réel de notre périple. Brouillard tenace et rocaille sont notre lot jusqu’au col d’ Augstbord, 2893 m, où le soleil apparaît enfin. Descente tranquille dans les pâturages et la forêt pour atteindre Grüben, 1818 m et l’hôtel Schwarzhorn, notre logis. Pas d’embarras, c’est le seul ici !

Mardi 04 : 07h45 : départ « à la fraîche » sur le parcours du « trail du Valais » : 360 km à parcourir en 7 jours maximum… Belle montée au col de la Forcletta à 2874 m en encourageant les trailers qui nous dépassent, et premières vues sur les 4000 enneigés. Longue descente par les prés et les myrtilliers déjà aux couleurs de l’automne avant d’atteindre Zinal, 1675 m comme prévu.

Mercredi 05 : 08h15 : benne pour Sorebois, ce qui nous laisse voir furtivement le sommet du Cervin. Montée au col de Sorebois à 2835 m où les engins de terrassement préparent de nouvelles installations, et découverte du lac de Moiry d’un bleu émeraude venu d’ailleurs. Traversée du barrage pour une douce montée au col de Torrent, 2916 m, donnant une superbe vue sur le glacier de Moiry, la Dent Blanche et le Zinalrothorn. S’ensuit une très longue descente vers Villa et ses chalets pittoresques et fleuris, puis les Haudères où, comme prévu, nous prenons le bus postal pour Arolla, 1892 m, notre étape du soir, accompagnés de deux sympathiques Espagnols qui nous suivirent tout le jour.

Jeudi 06 : 08h15 : après des tractations serrées la veille au soir, un véhicule nous amène au départ de cette étape à 2008 m, évitant ainsi une heure de marche sur route sans intérêt. Montée minérale au plan de Bertol agrémentée de tirs de mines afin de purger les couloirs. Nos amis espagnols, maintenant intégrés au groupe, valident de leur GPS la trace que nous faisons « à l’ancienne ». Les violentes crues ont bouleversé le paysage, nous obligeant à jouer les montagnes russes pour atteindre le glacier. Chaussage des crampons et encordement, comme prévu, pour le traverser au son de l’eau plongeant dans les moulins et dernier effort pour atteindre le col Collon, 3069 m, accompagnés de nombreux chamois. Que mangent ils ici ? Il n’y a pas un seul brin d’herbe. La descente de cette longue vallée d’Oren s’amorce avec des bouquetins cette fois et sous une pluie fine et pénétrante. La prudence est de mise sur les nombreuses portions équipées de mains courantes. Enfin, l’apparition du lac de Place Moulin annonce le beau refuge de Prarayer à 2005 m qui permet une remise en état rapide de l’équipe... et des équipements.

Vendredi 07 : 07h30 : après une nuit réparatrice, remise en route par un aperçu du lac paré d’ une

couleur matinale. Montée dans les bois jusqu’à quitter l’étage sylvestre et déboucher dans un vallon que nous parcourons quasiment jusqu’au bout. Et alors que vue de loin la suite nous rend perplexes face à un mur, le sentier se découvre dans la pente. Dans les blocs de rochers, par un effort intense, il nous amène au col de Valcornière à 3072 m. Descente prudente là aussi sur câbles sur la première partie et cheminement plus facile ensuite. Remontée de quelques mètres à la fenêtre de Tsignanaz d’où enfin, et comme prévu, nous apercevons le Cervin, ou du moins ce qu’il veut bien nous montrer car les nuages le cachant peinent à se dissiper. Toujours flanqués de nos deux Majorquains qui montrent des signes de fatigue, le sentier nous amène enfin à Perrères pour un dernier rush à Breuil, 2006 m, ce qui donne à cette journée un profil de pyramide parfaite (comme le Cervin ?).

Samedi 08 : comme prévu, départ à 08h15 par la cabine de Plan Maison à 2548 m pour une merveilleuse journée qui nous permet d’admirer les quatre arêtes du Cervin : Lion, Furggen, Hörnli et Zmutt. Nos deux amis espagnols manquent à l’appel, ils ont dû faire la grasse matinée compte-tenu de leur état hier soir ! S’ensuivent 700 m de dénivelée pour rejoindre le point culminant de ce tour, le refuge Théodule à 3317 m qui offre un splendide panorama, puis le col du même nom quelques mètres plus bas à 3296 m. Nous chaussons les crampons pour descendre le glacier Théodule et profitons pleinement de la pause casse-croûte sur une terrasse pour admirer « le Géant », morceau résiduel de la plaque africaine, qui, il y a longtemps… Il est 13h20, il faut songer à rejoindre Zermatt, 1400m plus bas. Sous un magnifique soleil, le sentier est avalé sans problème.

Un taxi nous ramène à St Niklaus, la boucle est bouclée.

D+ : 7000 m

D - : 8000 m

 

Les 6 du TdC

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Autour du Mont Thabor (3178 mt.)

04 au 06 septembre 18

 

Après une petite recherche d’accès dans Valmeinier, les 7 randonneurs s’élancent du parking de La Chenalette (1747 mt.), avec un bon 7 kg. sur le dos, pour 3 jours de randonnée autour du seigneur des lieux : Le Mont Thabor. Les G.R. 57 et Tour du Thabor ne seront pris qu'en petite partie, l’itinéraire sera sur des sentiers en balcon, sur crêtes et à vue le dernier jour. Après 2 heures de marche sous un soleil radieux, et un cadre minéral qui nous accompagneront tout au long de ces journées, la carte est sortie pour repérer le passage de La Roche du Lac (2740 mt.). Celui ci se dresse dans un vallon étroit juste au dessus du lac de Roche Noire, 200 mt. de dénivelée de sente raide dans les éboulis. Sur l’autre versant, une longue descente nous conduit jusqu’au refuge des Marches (2320 mt.). En ce magnifique refuge le café est pris, ainsi que la recharge des gourdes en eau. Une très longue montée jusqu’au Col des Bataillères (2787 mt.) nous attend, avant de basculer sur les lacs Long et St. Marguerite vers le refuge du Thabor (2500 mt.). 1550 mt+ cumulés et 15 km, ce sera la plus longue étape.

Après un excellent repas (sans viande) et une nuit assez calme (refuge complet et ronflements), nous repartons avec le soleil arrivant. Cette partie descendante vers le lac du Peyron, n’est qu’un échauffement. Au dessus de nos têtes s’étire vers le nord, la haute barre du Grand Seru et la terrible montée terreuse vers la Chapelle du Thabor : point de repère reculant au fur et à mesure de notre progression. Enfin à 11H30, suite à une bonne suée et un écart de temps entre le premier et la dernière du groupe, la photo souvenir est mise dans la boite noire, avec son panorama à 360° des Grandes Jorasses à la Barre des Ecrins, sans oublier le Monte Viso. Malgré le soleil, des bouffées de fraîcheur nous incitent à ne pas traîner, sous nos yeux le chemin vers l’Ouest serpente entre faces Sud et Nord, cols de la Chapelle et Valmeinier. Avant ce dernier, le sentier s’égare dans les éboulis et cairns abondants, sous nos pieds vit encore un «glacier rocheux ». La dernière difficulté sera la remontée sur les crêtes de la Roche du Chardonnet (2950mt.). Au sommet sur une face d’un gros rocher, est gravé un partage d’une antique frontière entre la France (une fleur de lys) et le royaume de Piémont Sardaigne (une croix) daté de 1823. Au col des Muandes (2828 mt.), une belle borne frontière ainsi que le G.R.57 nous accueillent. Nous le suivons à travers verts alpages et lacs. Au lac Rond prenant un peu de repos, 2 courageux piquent une tête dans une eau fraîche. Sortant la carte et la boussole, nous repérons au Nord la bosse de terrain cachant les lacs de la Madelaine et Col de Névache, cheminement bis en cas de mauvais temps. Ce sera du hors sentier et à vue.

Confortable refuge ce Drayère (2150 mt.), il invite le randonneur à jouer au sybarite d’un soir. Au lever du jour le temps est maussade, les nuages poussés par un vent de S.W. accrochent les reliefs. La décision est prise de partir de bonne heure et par l’itinéraire le plus court : le col de Névache (2800 mt.) et sa longue descente de 9 km. vers les véhicules. Après une hésitation et un coup de carte, nous gravissons la raide pente par une vague trace vers les lacs et notre porte de retour perchée à 2800 mt.. Ce n’est que de la rocaille. Au col le vent est froid et apporte des gouttes de pluie. Rapidement nous basculons dans le raide pierrier de gros blocs, vers les lacs Cornu et Curtalés. A celui-ci, la pluie et le brouillard nous cueillent alors que nous trouvons le bon sentier. Cette humidité sera de mise jusqu’au parking. En passant au refuge de Terre Rouge, nous remontons vers Notre Dame des Neiges, alors que Chenalette est indiqué par le fond de vallée. Pas de relâchement, nous empruntons le chemin balcon bouclant la randonnée au chalet de La Losa.

A Saint Michel, le coude est levé à ces 3 jours trop vites passées et à un futur périple dans les Alpes.

 

Claude       

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Pointe de La Bailleta

Mercredi 29 août

 

La météo peu favorable à une course longue, le premier «3000 mt.» de l’année sera la Pointe de la Bailleta (3071 mt), randonnée courte mais nerveuse au départ après Le Fornet (1980 mt.)

Le sentier raide nous permet de gagner rapidement de la hauteur. Première halte à l’entrée du vallon du Couart Dessous, les Patou gardiens de l’important troupeau de moutons nous regardent gentiment, quelques aboiements suffiront. Du col de la Bailleta, la sente sur l’arête nous conduit vers les 100 derniers mètres dans les éboulis. Nous nous divisons en 2 groupes, afin d’éviter les chutes de pierres. Après 03h00 de grimpette, l’énorme cairn sommital est atteint. Un panorama à 360° s’offre à nous ( Grande Casse, Charbonnel, Grande Ciamarella, Grande Sassière… ).

De retour au lac du même nom, la pause déjeuner est prise rapidement, écourtée par l’annonce du mauvais temps : il

pleut déjà sur la Grande Motte. Deux courageux, comme à l’Ile du Levant en tenue d’Adam, gouttent aux joies de la

baignade.

Dans la descente, une petite pluie fine nous accompagnera un moment. Mais rien de méchant, instant vite oublié en levant le coude dans un troquet de St. Foy, à ce «premier 3000 » de la saison.

 

Claude

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Autour de l’Aiguille de la Vanoise

Mercredi 22 Août

 

Du parking des Fontanettes (1650mt.), Pascale conduit ce jour 9 personnes sur une boucle autour de la «  Mecque de l’escalade » l’Aiguille de la Vanoise. Afin d’éviter la foule des « Monchus », elle attaque la randonnée par le ruisseau de l’Arcelin, vallon minéral dominé par les aiguilles de l’Arcelin au sud, contrastant avec le vert de Moriond au nord.

La pause déjeuner au Lac Rond est rapide. Le mauvais temps menace et le vent nous refroidit. Le café sera pris au refuge de La Vanoise (2520 mt.).

Le chemin du retour se fera par un sentier balcon passant par le Chalet des Gardes, vue magnifique sur les voies d’escalade de la face nord de La Vanoise. Pour ne pas fréquenter la foule des grands jours, nous bifurquons par le raide sentier rive droite des cascades du Torrent de la Glière.

 

Claude

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Lacs des Tempêtes ( 2115 mt.)

Mercredi 8 août

 

Afin de se prémunir des orages prévus, un groupe de 9 randonneurs met à rude épreuve leurs mollets dans le sentier raide et escarpé au départ de Bénétan ( 1210 mt.). Câbles et marches métalliques nous aident à progresser rive gauche de la cascade du Dard. A partir du chalet de Chizeraz, le sentier monte tranquillement rive gauche vers le verrou rocheux des lacs Vert, Besaces et Tempêtes.

Après une boucle par la rive opposée, la pause déjeuner est prise sur les rochers du lac Vert. Les trois randonneurs partis à 06H00 et ayant effectués l’ascension du Grand Mont par l’arête Ouest du Dard, nous rejoignent.

Alors que nous levons le coude dans un troquet de Cevins : Bar Des amis, un orage violent ouvre à flot les vannes célestes. Quelle bonne idée d’être parti de bonne heure !

 

Claude


Pointe de l'Observatoire

Mercredi 1 août 

 

Au fond de la Vallée de Pralognan, nous sommes allés pêcher (pécher ?) sur le Pont de la Pêche (1750m) jusqu'au Roc de la Pêche pour nous élever petit à petit vers les Alpages du Ritort, le Col d'Aussois (2916m) puis enfin la Pointe de l'Observatoire (3015m), en croisant tout du long vaches, chèvres et cochons roses (si si !). C'est ainsi que nous les quatre vaillants marcheurs, Jean-Pierre, Jean-Louis, Jacques et moi-même, encadrés par le non moins vaillant Yves, délaissés par Josette et croyait-on par Françoise, qui était à l'origine de cette initiative de balade qui lui rappelait son enfance... et que nous avons croisée sur le chemin de la montée ! Eric lui avait douillettement proposé à l'orée de la nuit si elle désirait quand même se rendre sur cette pointe empreinte des si doux souvenirs de l'enfance, elle lui répondit un grand OUI, c'est ainsi que nous montâmes légèrement, en choeur, bâtons virevoltant joyeusement dans les airs jusqu'à cette pointe de laquelle nous observâmes entre autres le glacier du Génépi, l'arête majestueuse de la Pointe de l'Echelle qui nous tendait gourmandement ses petits bras accueillants et pointus mais nous décidâmes de ne point répondre à son invitation à lui grimper dessus, une pointe nous suffisait pour l'heure.

La montée jusqu'au col nous prit 2h45, et vus la moyenne d'âge de notre équipée, il n'y a pas à en rougir bien au contraire ! Ensuite une petite grimpette de 100 mètres qui s'avala les doigts dans le bec. La descente se fit sur les fesses en sifflotant, de pierre en pierre nous sautâmes tels des chamois, nous visitâmes la petite chapelle du Roc de la Pêche avant de passer de l'autre côté de la rivière pour apprécier un chemin de retour bien plus agréable que celui de la montée. Pour clore cette journée, nous bûmes une tch'iotte bière au lac de Bozel pour célébrer cette belle randonnée en échappant en plus à la pluie ! Qu'avons-nous pêché ? de belles images de la Vanoise, du Col d'Aussois minéral, désertique, battu par les vents (entre Maurienne et Tarentaise mon coeur balance !), et quel a été notre péché : d'être ivres des cimes encore et toujours !

 

La tch'iotte Picarde de passage par chez vous

 

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 Randonnée dans les cirques 

Mercredi 25 juillet

 

 

Un très beau parcours effectué par 13 randonneurs. Nous nous garons aux Fontanettes et nous prenons la direction du cirque de l’Arcelin. Nous laissons à gauche le sentier qui mène au col de la Vanoise et nous poursuivons sur la droite  dans le cirque du Dard pour atteindre plus tard,  le col du Grand Marchet. La progression est assez soutenue, des chaînes nous aident à gravir quelques endroits escarpés. Puis, la descente du col s’effectue par un bon sentier dans le cirque du Grand Marchet où nous pouvons admirer les pentes fleuries d’Arnica (feuilles opposées) et d’Aronic (feuilles alternées). Attention, cueillette non autorisée ! Nous devons traverser plusieurs torrents et nous sommes émerveillés de rencontrer une vingtaine de bouquetins installés sur leurs rochers et pas du tout effarouchés par notre visite. L’itinéraire nous conduit ensuite au cirque du Petit Marchet, puis au col du Tambour. De là, nous trouvons un replat avec vue sur le lac de la Valette pour la pause pique nique bien méritée. Vin, chocolats et sablés aux amandes sont bien appréciés !  Nous apercevons en face le refuge de la Valette et sur notre gauche les glaciers de la Vanoise. La descente s’effectue par le pas de l’Ane. Quelques passages vertigineux en rocher et nous poursuivons notre boucle sur un sentier en traversée qui nous ramène aux Fontanettes. 1538 mètres de dénivelé font que cette journée est bien remplie, et nous terminons par un arrêt à Bozel pour le verre de l’amitié offert par Maryse. Merci aux organisateurs et à  toute l’équipe pour la bonne ambiance.  

 

Pascale

 


Pointe de la Grande Journée

mercredi 18 juillet 

 

 

Nous sommes 10 personnes à partir du lieu-dit la Ravoire, à environ 15 km au-dessus de la Bâthie à l'altitude de 1590 m (panneau présent sur place au départ).

Il fait beau et après un quart d'heure de marche à l'ombre, le soleil ne va plus nous quitter pour le reste de la « journée ».

Le chemin nous amène tout d'abord au chalet du soufflet puis au col de la Bâthie, pour nous diriger à gauche de la pointe de l'Avouet. Certains feront le détour pour aller la gravir et  contempler le parcours

Le groupe se rejoint au sommet de la pointe de la Grande Journée (2460 m) but de la balade du jour. Le retour s’effectuant par la ligne de crête jusqu'au chalet de Bellachat, ou après quelques errements nous finissons par trouver le chemin nous ramenant aux voitures.

 

Jacques 


Pointe des Arangles 

Mercredi 4 juillet

 

Destination «  POINTE des ARANGLES » dans la chaîne de la Lauzière.

700 m de dénivelé, donc une petite course  pour tous NIVEAUX , ce qui aurait dû attirer un plus  grand nombre de marcheurs , amateur de randos plus abordables  !

Et bien NON . Nous étions une petite douzaine , de plus une grande majorité d’ hommes qui auraient peut être préféré une plus grande dénivelé ?

Bref,  nous étions tout de même tous ravis de parcourir cet itinéraire hors sentier et peu connu , qui nous a conduit sur ce beau belvédère à 2344 m. Le beau temps nous fit profiter du  magnifique panorama  à 360 ° sur les principaux massifs voisins. Le retour  par les crêtes nous confirma le caractère sauvage et alpin de ce petit  massif granitique.

Cette belle pointe est un rare sommet de cette chaine qui se voit très bien de Moutiers même, depuis la Cathedrale, juste  dans l’ axe de la Grand Rue. Mais combien de Moutierains ont-ils gravi cette pointe dans leur vie ?

Merci  aux encadrants  qui nous ont fait découvrir  ce petit coin de Lauzière peu fréquenté.

 

André F.

 

Ce mercredi, direction le massif de la Lauzière et son petit sommet nord, la pointe des Arangles. Nous étions 13 au départ (et autant à l’arrivée !) par un beau soleil et un ciel bien dégagé. La montée s’est déroulée sans encombre au milieu des rhododendrons en fleurs puis par une arête un peu effilée, histoire de corser la randonnée. Au passage, deux chamois batifolaient sur un névé, nous ignorant complètement !

Piquenique traditionnel au sommet, un peu tôt, mais l’appétit était là. Et là aussi deux autres chamois un peu effarouchés par tout ce monde au sommet !

Pour le descente, 2 groupes se sont formés, l’un prenant une arête et l’autre se contentant du chemin.

Le plus compliqué dans cette sortie a été de trouver un bistrot pour boire le verre de l’amitié agrémenté d’une tarte offerte par l’un des participants.

Encore une belle journée !

 

Annick

  • Les photos d'André sont ici

La dent du Villard 2284 m

mercredi 27 juin 2018

 

Une randonnée classique entre toutes… et pourtant.

Début d’été la Dent du Villard est un jardin fleuri sur tout le parcours. Un sentier botanique merveilleux.

Grand plaisir de marcher sur un chemin frais dans la forêt de pins crochets au milieu des parterres de fleurs de montagne.

Muguet, sabots de vénus tout neufs, ancolies presque noires, rodhos rouges ou roses, clématites en liane, tapis de dryades, gentianes printanières et même déjà un edelweiss. Les lis martagon seront en fleurs un peu plus tard.

La table d’orientation nous explique les sommets encore enneigés pour certains.

Par le col de Chal descente par les escaliers dont chaque marche est baptisée au nom de son parrain-financeur. Habile manière de financer un équipement et de rapprocher les gens autour d’un objectif.

Pour cette rando les photos d’Annick donneront toute la mesure du plaisir des yeux.

 

Nicole

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 Tête de la Négresse

Mercredi 20 juin

 

Après un cheminement d’approche digne des plus beaux labyrinthes, le parking de Cruet Leu (860 mt. ) est atteint. Moteurs coupés, la chaleur est déjà présente au départ de cette rando. De suite le chemin raide donne le tempo du jour : droit dans la pente avec quelques portions plates. Heureusement que la forêt de hêtres, puis plus haut d’épicéas, dégage de la fraîcheur. Au bout de deux heures la troupe se scinde en deux groupes, un prend de l’avance et part pour le sommet de la Négresse (1720 mt.). Finalement tout le monde sera au sommet pour les photos de circonstance, après avoir posé les mains dans deux passages rocheux.

Pour le déjeuner, nous basculons sur le versant opposé vers le chalet de l’Alpettaz, où coule une source fraîche à proximité. La ronde des desserts et autres… avalée, la troupe repue remonte au col et s’élance les bâtons sous les bras dans la rude descente. Ce versant boisé étant au sud-est, le soleil tape moins fort.

Les véhicules atteints, nous nous regroupons au Mc Do d’Albé (comme les jeunes que nous sommes) pour boire un coup bien mérité.

 

Claude

  • Les photos de Jean Louis sont ici

Crêtes Belle Etoile – Dents de Cons

dimanche 17 juin

 

Entre brume et (trop) rapides éclaircies : Pas de visu et tout d'un coup une trouée de 30 secondes. Puis plus rien. Puis une nouvelle trouée de 20 secondes. Puis plus rien... Voilà comment s'est passée cette journée.

C'est dommage mais pas de regrets pour autant. Le sentier est très agréable, bien équipé dans les passages plus exposés. Nous n'imaginions pas qu'il y avait tant de bosses à passer entre la Belle Etoile et la Dents de Cons.

Après une bonne pause déjeuner au sommet, la descente se présente... 1400 mètres avec un démarrage dans la pente à plus de 45°. On a beau ne pas être à ski, c'est impressionnant. Et c'est long !

De belles fleurs, des fraises des bois, un magnifique site, des compagnons de randos sympa. Tous les ingrédients d'une belle journée de randonnée.

 

Emilie

  • Les photos d'Emilie sont ici

Séjour en Auvergne

samedi 16 au samedi 23 juin

 

Et si nous changions de paysage et pourquoi pas l'Auvergne à la découverte de sa géologie issue d'un volcanisme intense qui a modelé ce joli paysage arrondi, tout en douceur, inscrit depuis notre retour au patrimoine mondial de l'Unesco.

Pour nos dix marcheurs se seront des randonnées en étoile avec comme point de départ l'hôtel le Grillon à Chambon sur Lac, très centrale par rapport à la chaîne des Puys et du Mont Dore que nous allons parcourir.

Le premier après-midi nous partirons à pieds de l'hôtel pour une boucle sur le socle granitique et nos pérégrinations suivantes nous ferons gravir de nombreux Puys mais aussi les divers ères du volcanisme en remontant le temps. Bien que cette activité se soit échelonnée sur une longue période, nous cheminerons les plus récentes, le Mont Dore et la chaîne des Puys.

L'Auvergne possède un patrimoine architectural Roman très riche, nous avons pu le constater durant la visite de la Basilique Notre Dame d'Orcival et l'église de Saint Nectaire.

Des nombreux Puys gravis, nous retiendrons la pureté des formes et l'apaisement de la nature verdoyante en cette saison encore bien fleurie.

Les eaux encore un peu fraîche du lac nous revigorerons au retour de nos longues randonnées.

Et nous décernerons un accessit à nos Hôteliers pour la qualité de leur accueil et les menus copieux qu'ils nous ont concoctés. 

Vous lirez dans la prochaine édition de la revue Le Petit Caf'teur Tarin un résumé journalier de nos randonnées rédigé par tous les participants. 

 

Yves


Autour du Ruisseau de Sangot

Mercredi 13 juin 

 

En ce mercredi très humide, la randonnée évolue en forêt domaniale de Mâcot. A 9 randonneurs au départ de Sangot (820 mt.), le sentier en zigzag nous conduit à travers herbe humide et ruisseaux impétueux, après les pluies de la nuit. Vers 1300 mt., nous quittons l’enfer vert de ce fond de ruisseau pour les prairies hautes et trempées , pas encore broutées. Au lieu dit Les Tuiles, le sentier ( un des retours de la « 6000 D ») déroule tranquillement jusqu’au point 1857 mt.. Le panneau indiquant le Mont St. Jacques ne sera pas écouté, nous bifurquons vers Les Frasses, notre lieu de déjeuner aux traditions respectées. Le temps est froid et humide, et à travers les hauts épicéas nous ne voyons que nuages bas à l’horizon.

Au retour, Jacques de Mâcot jonglera entre sentes peu fréquentées et chemins tracés, pour nous amener à « l’arbre remarquable » : un épicéa de plus de 300 ans pour 23m3 de volume. Quelques chanterelles et bolets seront cueillis avant l’arrivée aux véhicules.

 

Claude


Le Mont Colombier

mercredi 06 juin 

 

La météo, comme dab, pas plus, pas moins.

École en Bauges, 732 m, au milieu de son havre de verdure, comme les vaches, ici le paysage est paisible.

Belle montée en forêt, l'humidité nous entoure, la douceur de cette matinée donne une sensation de moiteur, le soleil diffuse ses rayons au travers de la frondaison des feuillus, les quinze randonneurs papotent. Mais qu'ont-ils à ce dire de si important pour ne pas profiter pleinement de l'atmosphère reposante?

La Chapelle Saint Bernard bâtie sur un plan circulaire au Xllème siècle par les moines Chartreux, est dédiée à Saint Bernard de Manthon patron des Montagnards, la toiture en ardoise est du XlVème. A l'intérieur les décors polychromes  sont du peintre Jean Perrier, de style naïf ils représentent la vie campagnarde Baujue.

La forêt de cet alpage est gérée pour entretenir la biodiversité, plusieurs essences d'arbres, de tout âge, nous offrent parfois des formes tortueuses.

Au chalet de La Fullie 1338 m, les Tarines, Abondances et Montbéliardes paissent la prairie parfumée qui donnera cet arôme fruité à la tome des Bauges.

Au Col de la Cochette 1694 m, les Rochers de la Bade nous offrent leur belle perspective de calcaire échancré et de conifère rabougris, une belle promenade en crête est à projeter. Aujourd'hui un petit groupe se dirigera vers le Chalet de Rossane 1738 m, les plus vaillants sur le sentier terreux et glissant qui conduit à 2045 m au sommet, belle vue à 360° sur la mer de nuage, pas le temps d'attendre une percée, les estomacs gargouillent et nos collègues attendent en contrebas.

Le repas est servit au col du Colombier, le panoramas est grandiose, les sucreries raffinées.

Au Chalet de Rossane, les Patous pépères nous accueillent de leur grosse voix, les chèvres sont occupées à la tonte de la pelouse. La bergère nous parle de son alpage.

Comme dab, de retour au col, nous revêtons la tenue de pluie, pour un quart d'heure, histoire de colorer la colonne.

Une belle rando sous ses voiles de brume.

 

Yves

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Bivouac dans le massif de Belledonne

Samedi 2 juin

 

Nous étions trois du CAF Moûtiers Haute Tarentaise à l’heure à Pinsot 740m.

Nos cinq autres randonneurs de divers clubs de Paris étant déjà dans la nature. Arrivés à deux heures trente cette nuit, après une longue route et il n’est pas facile dans la nuit de trouver un site pour planter les tentes.

Contact téléphonique et bientôt nous les voyons émerger de leur brume, pour nous autre Tarins il faisait grand beau. Présentations et nous quittons ce charmant village, dré dans le pentu, en direction du lac du Mont Mayen. La cadence est bonne et l’agréable montée en forêt où alterne quelques lambeaux de brume et les percées de soleil, nous offre de belle perspective au travers des percées dans la végétation.

A 1575 m, nous atteignons le chalet de L’Aulp Bernard, agréable refuge non gardé qui offrirait une belle halte, la notre sera courte, le sentier est encore long.

Cheminement sur une longue traversée, la pente descend rapidement vers le fond de la vallée, six-cents mètres en contrebas, heureusement l’étroite sente est relativement sèche. Quelques espaces se creusent dans la colonne, le groupe de tête pourra contempler un chamois dévalant la pente sans autre raison que de mettre un peu de distance avec ces bipèdes.

A treize heures à l’abri du Chalet du Vay 2090 m, le repas sera le bienvenu, le soleil nous sèche, plus haut au col les nappes de nuages vont et viennent. Le soleil se cache, la température baisse, une couche supplémentaire sera appréciée.

Un beau névé rempli en partie le vallon, nous progresserons tous d’abord sur les blocs de granite dont la rugosité assure la pose du pied. La pente se redresse, sur le névé les pas du traceur font de belles marches.

Au Col du Vay 2297 m, la vue sur l’autre versant nous présente plus de neige et c’est en mode luge sur les fesses que nous dévalons jusqu’au Lac Supérieur 2055 m.

De nombreux torrents barrent le vallon, nos recherches ne nous proposent pas de passage à sec, la passerelle est 85 m plus bas. Nous déchaussons à 1829 m et les pieds à nu nous traversons sur un passage où l’eau est un peu moins tumultueuse. Cryothérapie en prime, nous sommes sur la bonne rive, il ne nous reste plus qu’à monter au refuge du Merlet 1941 m.

Le refuge non gardé est modeste, le poêle et un petit stock de bois nous permettra de gagner en confort.

Le marathonien et la traileuse du groupe pousseront jusqu’au Col du Merlet 2288 m. Le soleil accueillera sur la pelouse les moins courageux pour une détente bien méritée, le regard sur les sommets, lorsque ceux-ci se découvrent, le cadre est magnifique, minéral avec encore beaucoup de neige, un agréable moment de quiétude.

Deux randonneurs nous ont rejoints, le refuge affiche complet. Repas à la chandelle, les bols de soupe nous réhydratent, repas frugal mais réconfortant et puis petite tournée de fin de repas, faute de tisane.

Le lavage de dent au bachal est vite expédié, le ciel est d’encre et bien à l’abri nous sommes bercés par le déchaînement des éléments.

 

Dimanche 3 juin

 

Cette bonne nuit a permis de rattraper un peu du sommeil perdu la veille par nos Parisiens. Petit déjeuner copieux, sacs bouclés, nous repartons sous un beau ciel.

Regroupement au barrage de l’Etang de Périoule pour continuer la descente en forêt jusqu’au Planet 1210 m.

Enfin une remontée vers le col de Claran 1956 m, la montée rapide éclate le groupe et poursuite en crête jusqu’au Petit Charnier 2181m. La descente vers le col du Golet n’est pas retenue, durant l’approche nous l’avons jugée incertaine, une brève reconnaissance de le la crête nous aura permis de contempler la fuite de six chamois.

Demi-tour et montée vers la table d’orientation 2063 m du téléski du Soleil de la station de Super Collet. Belle vue à trois-cent-soixante degrés, quelques sommets sont dans les nuages, des noms sont donnés aux sommets et des souvenirs de randonnée resurgissent.

Descente au refuge de la Pierre Carré 1761 m, l’eau fraîche de la fontaine est appréciée. A 1094 m, notre groupe se sépare, nous descendrons à trois vers Pinsot, les plus vaillants grimperont au Mont Mayen avant la descente au point de départ.

Le tracé le plus long s’avérera le plus efficace. De rapides adieux et oui cela est bien connu, à la Capitale ils sont toujours pressés.

Du dénivelé certes, Emilie n’avait pas dessiné un parcourt pour nous amuser, mais une belle randonnée sous une météo clémente et une très bonne ambiance avec de jolis moments de partage.

Pensée aux valeureux Parisiens qui doivent se coltiner des kilomètres pour goûter aux plaisirs de nos montagnes.

 

Yves 

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Glaisette 

Mercredi 30 mai 

 

Ce chemin ancestral qui conduit de Notre Dame de Briançon (altitude 430 m) à Glaisette (830m) débute sous le grand viaduc, à  proximité des usines ! Autrement dit  c’est un environnement peu engageant et peu propice au calme et la sérénité qu’ on peut attendre d’ une belle rando en montagne.

Mais détrompez vous, car nous prenons rapidement de l’ altitude et échappons très vite à cette ambiance de voie express. Bientôt nous sommes surpris par le calme et le dépaysement de ce flanc de montagne sévère au rocher omniprésent, tout juste caché par une végétation plutôt méditerranéenne qui s’ accroche  désespérément à  cette pente plein sud .

C’ est donc un itinéraire en grande majorité forestier qui passe du vieux chêne rabougri et noueux aux résineux et à la hêtraie magnifique. Il ne fallait donc pas être surpris, après cet hiver enneigé et venté , que de nombreux arbres soient arrachés et couchés en travers du chemin. Aussi une partie de l’ itinéraire tenait plus du parcours du combattant avec arbres déchiquetés et torrent sorti du lit !

L’ arrivée à la montagnette de Glaisette, véritable oasis de verdure, nous surprend donc agréablement,  parce qu’en plus,  un troupeau de vaches gardé par un couple attaché à ce lieu, complète le tableau très « carte postale  » .

Une petite halte pour échanger  avec  les «  habitants » et nous continuons par  un chemin plus serein  et régulier qui nous mène à la route de la Grande Maison ( relais de télévision à 11oom )

Puis par  une croupe moins boisée  nous reprenons un sentier jusqu’ à la côte 1400 au dessus de Fontaines ( Naves ), notre point culminant. Le ciel se couvre et nous décidons de descendre sans attendre vers les villages de Fontaines puis Ronchat ( arrêt casse croûte à l’ abri  de la pluie dans  un garage ).

Ce sera ensuite la descente paisible sur Petit Cœur par les hameaux de la Cudraz  et de la Motte ( une habitante obstinée ). La pluie s’ arrête vite et nous bouclons cette belle rando sous le soleil à Petit Cœur où une voiture nous attend.

Pas de  sommet enneigé ni de super panorama, mais une rando de basse altitude avec beaucoup de caractère et bien choisi par Jean Pierre pour éviter les neiges d’ altitude  et ne pas s’ exposer trop à une météo plutôt maussade sur l’ ensemble des massifs.

Une petite anecdote ( que je viens d’ apprendre ) à rajouter  sur le secteur  historique de Glaisette et Glaise : pendant la guerre de nombreux maquisards y ont trouvé refuge . 

 

André

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Dôme de Vaugelaz

mercredi 23 mai

 

Aujourd'hui nous jonglerons encore avec la météo, soleil voilé et pluies orageuses en fin de journée.

Départ du joli village de Valezan 1250m pour une montée à Crête Merry, les prairies sont abondamment fleuries et exaltent leur parfum.

Nous quitterons la piste pour une montée dans les alpages et les névés résiduels, droit sur le Dôme de Vaugelaz 2217m.

Congratulation pour Josette qui avec carte et boussole, nous mènera en trace directe au chalet choisi pour le repas et la descente qui s'ensuivra. 

Traversée du bief creusé par l'homme pour alimenter en eau les chalets et leurs caves où se conservait le lait de la traite.

Sur le parking, nous ne traînerons pas, la pluie déjà nous humidifie.

Petit verre avant la séparation et nous pensons aux randonnées futures.

 

Yves

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Le Grand Roc

mercredi 16 mai 

 

Météo capricieuse au programme, tenues de pluie dans le sac et bonnes galoches aux pieds, nous sommes le joli nombre de treize au départ du parking Sous le Col de Tamier 780M.

Montés par un chemin sous les frondaisons de feuillus, la lumière qui nous parvient nous motive, le groupe progresse en rang serré.

Plus haut le sentier s'humidifie, devient même ruisseau, mais rien de surprenant sur ce parcourt, nous progressons sous quelques voiles de brume, le col du Haut Four nous accueille avec un parterre de jonquilles.

Dans la montée à l'ombre de la forêt, les névés sont encore présent mais confortables. Le brouillard tente à être plus constant sur la crête et au Mont d'Orisan à 1762m la vue qui nous offrait les sommets des Bauges en perspective, se bouche, nous nous concertons et optons pour un replis plus bas aux Chalets du Haut Four que nous atteignons à douze heures pour le repas.

La remontée au Col du Haut Four est interrompue par la sortie des tenues de pluie, nous ne garderons celles-ci qu'un petit quart d'heure, le temps d'admirer notre look.

Beaucoup d'attention limitera les glissades sur cette descente un peu grasse. 

Si la météo nous a épargné jusqu'alors, nous ne perdons pas de temps pour rejoindre le couvert des voitures, la pluie tombe à flots.

Nous avons écourté notre randonnée de 42m pour échapper à l'orage menaçant, bien nous en a pris, nous n'étions trempés que de notre transpiration.

 

Yves 


Sous le Clapet.

mercredi 9 mai

 

Entre nuages et éclaircies, le groupe de 14 randonneurs s’étirent dans la longue montée vers Le

Cottier, après le départ du parking du Reclus.

Une partie goudronnée, serpentant à travers les prés, nous conduit à une halte fort appréciée : dos à un chalet, la vue embrasse toute la Vanoise. Vers 1750 mt., nous trouvons la neige tapissant toute la combe de la Montagne du Plan. Au dernier chalet, nous nous délestons des sacs à dos et de trois bouteilles cachées dans la neige afin d’attaquer la dernière pente vers la borne géodésique. Le vent nous cueille sur la crête en direction du point de vue 1870 mt, au pied de l’Aiguille du Clapet. Sur-

plombant le coude de l’Isère, nous bénéficions d’un large panorama sur la Haute Tarentaise ennuagée. Confortablement installés, nous sacrifions les bouteilles de blanc accompagnées de quelques douceurs habituelles.

Pour respecter la boucle, le cheminement s’effectue par St.germain et son moulin rénové. Sur le

Chemin de la Comtesse Cécile, l’orage grondant sur Aime nous envoie quelques gouttes de pluie.

Après 1000 mt. de dénivelée et 13 km. de marche, les véhicules sont retrouvés.

 

Claude

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Circuit de Pomblière aux Plaines par Notre Dame du Pré

mercredi 2 mai

 

Partir de Pomblière pour une randonnée n’est pas très engageant avec l’environnement de l’usine. Mais on pénètre très vite dans la forêt.

Premier village : Montfort avec sa ruelle pavée et ses maisons coquettes. Visite au chevrier qui reconstruit sa ferme après un incendie.

A la sortie du village un pressoir et une meule à huile, souvenir du temps où les habitants vivaient en autarcie. Précieux patrimoine à conserver.

Une montée bien raide nous surprend pour arriver à Hauteville, point haut de la randonnée à 1350 m.

Hauteville, village autrefois abandonné mais qui refait surface depuis une dizaine d’années : joli four banal et petite chapelle aux arceaux d’un bleu profond mais bien mal en point. Elle attend désespérément des travaux.

En route pour Notre Dame du Pré par la route forestière étroite fréquentée uniquement par les 4/4.

Le pique-nique au soleil devant l’église est, comme à l’habitude, un bon moment de détente. Après le café pris au restaurant il est temps de faire la descente par Montmagny et Les Plaines pour un retour à Pomblière.

Décor printanier avec des nuances de vert et jaune au milieu d’une forêt lumineuse.

Pas de pluie, un peu de soleil et ambiance conviviale. 

 

Nicole

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En direction des Mont Pelat et Morbier

mercredi 25 avril

 

Pour la première incursion de la saison dans les Bauges, le beau temps est au rendez-vous, et notre randonnée sur les crêtes de Pré Condut en direction des Monts Pelat et Morbier (1543 mt.), réserve des points de vue magnifique. Quelle belle vallée verte et sauvage, celle de Ecole, dominée par les

sommets encore enneigés de Pécloz, Télod et l’Arcalod !

Après une hésitation de direction au commencement de la ballade (780 mt.), le raide cheminement jusqu’aux Chalets de la Cha (1260 mt.) met nos mollets à rude épreuve. En quarante-cinq minutes de cheminement vallonné, les sommets du jour sont atteints. Assis face à l’Arclusaz toute proche et le Grand Pic de Belledonne fort lointain, le déjeuner est royal comme d’habitude. Le retour vers St. Reine est à l’image de l’aller, une descente raide entre sentiers anciens transcrits par I.G.N. et chemins nouvellement créés, mais pas relevés.

Jacques, l’autochtone de l’étape du jour ( Routhenne ), nous rafraîchit de quelques boissons prises sur sa terrasse. Bercés par une brise estivale et le charme blagueur de notre hôte, nous resterions bien, il faut s’arracher des fauteuils et se dire à mercredi prochain.

 

Claude

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Le long du Nant Agot

mercredi 18 avril

 

Cette rando avait été choisie pour son exposition SUD et sa dénivelée acceptable de 800m pour un début de saison.

Pour cette sortie printanière et ensoleillée, nous étions ONZE ! Et Onz’est bien éclaté aux dires de tous !

En effet les 800m ont été avalés en douceur, souvent à l’ombre dans cette première partie forestière du sentier. Toute fois une petite surprise nous attendait vers l’altitude moyenne de 1400, aux abords de la cascade du Tsorette : la NEIGE était restée en abondance dans cette petite gorge abritée du soleil et devait nous accompagner jusqu’à notre altitude de 1570 m, point haut de la rando !

Ce fut l’occasion de réviser les techniques de progression en terrain enneigé ainsi que d’avoir les pieds bien trempés. Mais après cette partie rafraîchissante, le pique-nique plein soleil, bien installé contre un chalet, pris des allures épicuriennes, face à un panorama 180° sur les sommets enneigés, du Ruitor au Mt Jouvet !

Retour par sentier bien ensoleillé cette fois, par Charves puis droit sur Villette, bien protégés par la crème solaire et les casquettes !

Nous pensons qu’il est bon de proposer quelques courses de ce niveau en début de saison afin d’encourager les nouveaux pratiquants ou récupérer les anciens qui n’ont pas pu suivre le programme raquette. C’était l’avis de tout le groupe qui a ainsi apprécié l’allure adaptée à l’ensemble des participants.

A mercredi prochain dans les Bauges !

 

André  

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Bonneval en Tarentaise

mercredi 11 avril

 

Nous sommes cinq pour cette petite rando pédestre pas trop fatiguante, ce soir nous devons élaborer le planning des randonnées pédestres à venir, alors gardons des forces et profitons de cette journée pour laisser trotter notre imagination.

Le cadre de départ n'est pas des plus réjouissant, derrière les usines de Château Feuillet et l'odeur peu printanière.

Le sentier que nous emprunterons a bénéficié d'un sérieux coup de jeune durant la remise en état de la conduite forcée que nous côtoyons. Plus haut nous passons par une passerelle au dessus de cette dernière et découvrons le beau sentier en balcon au dessus du torrent d'Eau Rousse, nous contemplons le paysage et le parfait état du sentier rénové et sécurisé par un grillage.

Il faut baisser la tête pour franchir les arcades de roche et petits tunnels. Au débouché du dernier, le passage est encombré d'arbres qui ont chu pelle mêle, il faut se contorsionner pour enfin accéder à la passerelle qui franchit le torrent.

Nous ne passons pas celle-ci et remontons le sentier vers Le Cudray que nous traversons pour redescendre vers le torrent, au sortie des jardins le sentier disparaît, ravagé par des travaux de défrichement qui paraissent s'éterniser. Notre observation du terrain nous permet d'apercevoir notre maigre sentier en contre bas.

Une main courante de câble nous guide jusqu'à la micro centrale. Traversée de la passerelle et remontée sur le versant opposé.

Après Les Granges, un petit bachal rafraîchira la bouteille de Pascale qui fête son retour sur les sentiers et la fin de sa saison en station. Un petit apéritif accompagné de gourmandises salées précède notre casse croûte.

Après le repas, les derniers dénivelés sont vite gravis pour atteindre Bonneval que nous visitons en admirant ses bonnes restaurations des bâtiments et le bon entretien des jardins.

Café à l'auberge et nous redescendons par la piste, ancienne voie avant la route du col, sur le trajet nous pensons aux gens qui l'empruntaient pour rejoindre leur activité dans la vallée.

Pas de morilles dans nos sacs, peut être encore un peu tôt, mais de belles images en tête, la randonnée en sous bois de feuillus offre bien plus de couleur en ce début de saison avec ses verts tendres.

La neige encore présente nous obligera pour les prochaines randonnées la recherche de parcourt au bas des vallées.

 

Yves

Les comptes-rendus : les sorties randonnées pédestres

printemps - été - automne 2017

Les crêtes de Doucy

mercredi 6 décembre

 

Ce mercredi, nous étions 14 à chausser nos raquettes pour une première sortie hivernale.

J’avais choisi les crêtes de Doucy pour profiter de la vue magnifique que nous offre cette balade avant que la station n’ouvre. Je ne me lasse pas de ses beaux paysages et souhaitais les faire partager au groupe.

Départ de la station vers Chantemerle avec, sécurité oblige, contrôle des DVA et du matériel de sécurité. Nous chaussons les raquettes rapidement et montons au soleil jusqu’au plateau des  Echappaux où nous retrouvons la crête que nous suivrons en passant par les chalets de la Charmette, puis le versant est de Montolivet pour arriver au sommet de Montagne de Tête (1806m).

Tour d’horizon superbe à 360 degré avec le Mont Blanc et le Beaufortain, la Vanoise, Crève Tête, le  Cheval Noir, le massif de la Lauzière…

Nous profitons de la terrasse du restau’, « la vache orange » plein sud pour nous restaurer (comme d’habitude avec le café et sa ronde des desserts)

Descente dans une neige encore poudreuse pour revenir aux véhicules.

La fin de la balade s’est déroulée  à l’auberge du Raclaz pour arroser notre nouveau diplômé initiateur raquettes et raquettes alpines !

 

Annick

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La croix de Feissons

mercredi 29 novembre

 

Décidément les mercredis se suivent…et se ressemblent !  Météo assez alarmiste la veille , d’où quelques désistements , alors que l’ accalmie de la matinée nous a permis de réaliser notre petit programme, peu ambitieux, certes, mais toujours valorisant, et bien adapté aux conditions climatiques du moment

Monter depuis Brides jusqu’à la Croix de Feissons, puis redescendre par sentier de Melphe sur Salins, soit 1000m de dénivelée à allure adaptée à tous. Cela nous a permis de se retrouver à MIDI, devant l’ auberge communale de Feissons. L’ aubergiste , Marie Cavalière a gentiment accepté de nous accueillir pour sortir notre casse-croûte des sacs. Ambiance feu de bois, merci encore à MARIE pour cette halte confortable prés de cette cheminée qui nous a réchauffé le corps et le cœur !

Marie est la nouvelle gestionnaire de cette petite auberge de village mais c’est  aussi l’ ancienne présidente du CAF d’ Albertville qui met en pratique sa vision de l’ accueil en montagne : porte ouverte aux randonneurs, aux Vététistes sans ségrégation ! Son établissement confortable  possède aussi 17 lits pour accueillir les groupes , les stages , les familles  etc..

Donc en résumé une rando réussie , malgré un manque de visibilité certain, avec 6 participants opiniâtres !

Petite précision : ce parcours est celui emprunté par le TRAIL de octobre (voir revue du club) et le premier concurrent avait mis 1h 40 , soit nettement moins que nous !

 

  • Les photos d'André sont ici

La Duy 

Mercredi 22 novembre

 

Il fallait naturellement continuer à « explorer » les versants SUD si nous voulions continuer à bénéficier des bienfaits du soleil , et éviter les sentiers trop boueux.

Pour ce mercredi, c’ est JEAN-PIERRE qui s’y «  collait ». Habitant sur ce versant de Villargerel,il avait proposé gentiment de nous le faire découvrir.

Parti de Aigueblanche, le groupe des 10 marcheurs suivi scrupuleusement JP qui  nous a fait découvrir une succession de petits raccourcis, sympas et sauvages, que nous ignorions tous. Ponctué de quelques arrêts bien nécessaires, c’est sans nous en rendre compte que nous nous sommes retrouvés à midi à la DUY. Les 700m prévus se sont transformés en 1100M grâce à la magie de notre accompagnateur. Une petite clairière ensoleillée, tapie d’herbes sèches a fait office de salle à manger, face à une Lauzière toute enneigée et resplendissante.

Mais vous n’ imaginez pas comment se termine un petit casse-croûte quand c’ est un maître-pâtissier qui vous a invité à sa rando : petits gâteaux maison aux chocolats, aux  noix avec café et digestif !

Il fallait bien redescendre après cette halte bien conviviale. Ce fut en plongeant tout droit dans les prairies que nous sommes tombés sur la magnifique église classée de Vilargerel, puis par les vieux sentiers jusqu’à Aigueblanche.

Mais une petite halte s’ est imposée en passant au chalet de JP où cette rando  sportive et épicurienne s’ est terminée par quelques boissons réconfortantes, accompagnés des derniers chocolats préparés la veille par JP.

Merci à JP pour  cette rando tu as géré des mains de maître-chocolatier.

 

André

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En remontant le Nant Agot

Mercredi 15 novembre

 

Un petit froid cueille à la descente des véhicules, 10 randonneurs au départ de Villette (760 mt) pour la promenade en forêt, en direction des chalets de La Combe.

Le départ le long du ruisseau est raide. Après une 1/2 heure de marche, le soleil et la neige sont au rendez vous, une halte veste en trop s’impose. Quelques centimètres de neige recouvrent le sentier montant régulièrement entre épicéas et le torrent tout proche. A partir de la cascade Du Tsorette, l’épaisseur est conséquente, le soleil décharge les cristaux blancs des branches sur les promeneurs, la capuche  s’impose.  La sente montante de part et d'autre des 2 rives, nous oblige à franchir 4 passerelles. Constituées de petits troncs disposés sous le manteau blanc, le déplacement des pieds doit être assuré. Par endroit la gorge est étroite, et contraste  avec la vue dégagée et ouverte  sur l’ubac d’en face. Entre les layons des chasseurs et les traces des coupes de bois, la carte et l’altimètre sont consultés pour emprunter le bon cheminement.

A 12H00, sortis du couvert forestier, le dos collé à un chalet (1600 mt.), face à la Vanoise et au soleil, le traditionnel casse-croûte est attaqué. Le retour par Montgirod se déroule à travers prés, accompagné de belles glissades sur les fesses.

Aux voitures, le soleil nous oublie et le froid reprend le dessus. Nous espérons un mercredi prochain aussi lumineux.

 

Claude

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Sur les hauteurs de Notre Dame de Briançon

Mercredi 8 novembre

 

Mercredi 8 nov, 8h30 parking de Darentasia, nous ne sommes que 3 ... Et une petite pluie fine, telle un crachin breton, tombe sur Moutiers ! Retour maison ou partir pour notre petit projet de rando «  basse altitude » ?

Nous n’hésitons pas et Tito nous embarque dans son 4X4 pour ND de Briançon, point de départ peu prestigieux (mais plein de surprise), de notre petit périple ! Le sentier historique du Cudray nous offre une pente régulière et agréable dans cet éboulis boisé d’un maquis épais. Les épingles se resserrent progressivement dans la pente et les vieux murs de soutènement multi-centenaires sont de plus en plus impressionnants. Une dizaine de mètres de hauteur pour certain !

Sous la pluie, nous loupons l’accès à la fameuse passerelle de l’Eau Rousse. Le récent chantier de la conduite EDF a tout bouleversé. (Il faudra en informer le maire pour qu’une remise en état sérieuse soit faite ainsi qu’un balisage)

Nous devons redescendre par une succession d’échelles de service (peu recommandées) pour retrouver le départ de la grande passerelle qui a été rénovée entièrement il y a deux ans par la collectivité. Le panorama est toujours aussi impressionnant et les 700m à l’horizontal nous permettent de récupérer, puis c’est la remontée au Cudray, pour une visite de ce village important ( ancien jardin et grenier des familles de NdB ) qui n’ est aujourd'hui encore habité que par une seule famille en hiver.

Un bref arrêt et nous redescendons au barrage de l’Eau Rousse pour remonter direction Bonneval l’Eglise. Nous y arrivons sous la neige. Heureusement l’aubergiste accepte de nous accueillir gentiment dans la salle chauffée pour notre casse-croûte.

Nous n’irons pas plus loin. Ce sera ensuite la descente directe et rapide sur NdB par ce sentier ancien et très aisé dit de la Bèche (rive gauche de l’Eau Rousse).

Une fois à NdB, nous passons au pied de l’accès au Château de Briançon, qui domine l’Isère sur son impressionnant rocher. Ce sentier historique, raide, boueux et malaisé de prés de 280 marches nous attire ! Mouillés pour mouillés, c’est une belle occasion de visiter ce fief des Briançon à la réputation sulfureuse au Moyen Age ! Plus des brigands que de bons nobles protecteurs, nous apprend la légende locale ! Une fois là-haut, le brouillard limite la vue panoramique. Seuls les bruits de la vallée nous parviennent amplifiés : trafic routier, usine, tout se confond !

Journée bien remplie où nous avons du avaler presque 1000M de denivélé sans nous en rendre compte et qui nous a permis d’avoir un regard intéressant sur l’histoire riche et tumultueuse de ce fief des Briançon.

Bravo à Pascale qui a accepté de nous suivre malgré cette météo maussade

 

André

  • Les photos d'André sont ici

Mercredi 25 Octobre

Dou de Moutiers, Mont Jovet

 

Douze randonneurs sont au rendez-vous pour un joli tour dans le massif du Mont Jovet. A 9 heures, nous laissons les voitures à la Cour et nous prenons le sentier qui se trouve dans le village.

Il nous faut ensuite quitter ce sentier qui mène au refuge, pour grimper  sur notre gauche une pente assez raide qui conduit au Mont du Challier, puis au Dou de Moutiers.

Nous en profitons pour admirer en face de nous Hautecour, Montgirod , le début de la vallée d’Aime et bien sûr le magnifique panorama du Mont Blanc. Sur 360°, tous les sommets sont enneigés.

Puis, nous poursuivons sur la crête et nous évoluons dans une neige très douce. Nous enfonçons parfois jusqu’aux mollets. Une première hivernale ! Quelle joie de retrouver cet or blanc ! Il est bientôt midi, et 2 possibilités s’offrent à nous :

- un groupe va redescendre sur le refuge afin de réserver les tables et de mettre le couvert ;

- Jean-Marie emmène l’autre groupe jusqu’au sommet du Mont Jovet à 2558 m.

La descente est très rapide à travers le pré blanchi et nous nous retrouvons tous devant le chalet pour partager nos délicieux desserts. 

Nous rentrons par le Grand Rey ce qui fait une belle boucle d’environ 1100 m de dénivelé.

Bienvenue à Véro qui s’est jointe à nous et a trouvé le groupe fort sympathique.

Merci à Jean-Marie pour l’encadrement et à vous tous pour l’agréable journée.

 

Pascale

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Circuit par le col de Sarvatan et le col Montjoie

Mercredi 18 Octobre 

 

Ce n'est pas une « grande » classique, mais une superbe balade accessible à tous la preuve, j'y étais....)

La douzaine toute ronde, nous nous élançons (avec plus ou moins d'élan) « dret dans la pente »au départ du télésiège ,vers le col de Sarvatan, 500m au-dessus...

   Le soleil est tout de suite là, nous invitant rapidement à nous déplumer au profit du sac à dos... et la récompense est à la hauteur de l'effort avec un très beau panorama sur la Maurienne et le village d'Epierre tout en bas...

 

Suivent 300m de descente en lacets tranquilles, avant d'en remonter autant vers le col Montjoie, d'où l'on découvre la suite de la Maurienne...

Impressionnés au passage par les énormes paravalanches de pierre qui habillent tout le versant comme de gigantesques gradins,nous apprendrons par les photos exposées au col que ce n'est qu'une partie de la réalisation d'origine, un exploit digne des Mayas...

Une petite visite des abris-en pierre également, tant qu'à faire, où logeaient les ouvriers d'alors ,et lieu idéal pour notre casse-croûte d'aujourd'hui...

Il ne nous reste plus ensuite qu'à nous laisser aller dans une longue pente paisible ,baignée de douceur d'automne : tout est bien conforme au souvenir que j'en avais d'il y a 5ans, hormis le rouge vif des myrtilliers, déjà éteints par la sécheresse et le froid précoce de Septembre...

Résolution : ne pas attendre 5 ans pour y retourner...merci Nicole !

 

La Lanterne Rouge

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Au pied du Dôme des Pichères

le 10 octobre 

 

Une journée de rêve - automne indien oblige - pour sillonner les sentiers de Vanoise. Peu après le départ, les 19 randonneurs se sont organisés en 3 groupes, chacun bénéficiant de son accompagnateur. C'est avec Annick que notre groupe a grimpé - rapidement - vers le col de Plan Séry. Comme prévu au programme, il s'agissait de tracer notre route hors sentiers, cheminant à travers le val Genêt - quelques zigs et quelques zags car plutôt pentu, le val - puis de faire le tour de la Tête rouge avant de redescendre dans les tufs en direction du col du Plan Séry où nous attendaient nos compagnons... ainsi qu'une enthousiasmante bouteille de Gewurtztraminer Vieilles Vignes (GVV). Merci JP !!!

 Françoise

 

Deuxième groupe : 

Par une température proche de 0°, le 2ème groupe s’étire dans la raide pente, cheminant péniblement  vers le refuge de Plaisance. Avant celui-ci, alors que le soleil arrive enfin, 4 randonneurs se séparent  de la troupe. Leur but sera le fond du cirque du Cul du Nant, où les attendront 13 bouquetins, beaux mâles siestant paisiblement au soleil. L’altitude 2540 mt. et une tasse de thé façon « Mousse » suffiront ce jour, il est temps de redescendre.

Claude

 

Troisième groupe : 

Nous serons deux de plus à ne pas faire le tour du Dôme des Pichères. Pose au refuge de Plaisance pour reprendre le souffle où nous attendrons à deux le dernier groupe qui semble cheminer tranquillement, ne le voyant pas arriver, nous descendons à sa rencontre. Jonction faite, nous repartons à sept vers le col de Plan Séry. 

Au col nous effectuons la pose repas avec le premier groupe qui nous a rejoint. La belle lumière rend le paysage asséché et minéral moins dur au regard, les tons se marient fort agréablement et le petit Génépi finira de nous faire oublier ce dur moment de contemplation.

La question du jour: à combien de randonneur le premier groupe à réalisé le tour du Dôme des Pichères?

A vos calculettes.

Yves

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Le Parmelan 

le 4 octobre 

 

Aujourd'hui, direction la Haute-Savoie pour le « must » de la région annecienne : la Tête du Parmelan (1832m). Départ du parking du Bois Brûlé au-dessus de Villaz pour 660m de dénivelé et 5 heures de marche.

Premier panorama : les vaches du Chalet Chappuis. Rien d'autre, tout est bouché. Nous continuons dans la forêt en foulant les feuilles mortes. Ah, le soleil, qui nous éblouit au détour d'un virage. Bon signe...???

Nous voilà maintenant au Grand Montoir. Quelques passages vertigineux, mais le sentier est large et bien équipé. Ça arrange bien les petites jambes qui peuvent se tracter pour franchir les plus gros blocs ! Deuxième panorama, toujours la mer de nuages, mais elle semble se fissurer...

       Nous voilà au sommet. Le soleil a bien travaillé. On ne voit pas le lac Léman toujours caché, mais le lac d'Annecy et sa campagne environnante (tiens, le Pont de la Caille!)se découvrent par endroits. Et les sommets sont là, sur 360° : les montagnes du Jura, le Semnoz, le Granier, la chaîne des Aravis, le massif du Mont-Blanc et tiens, même la Pierra Menta, pour n'en citer que quelques uns....

     Après un petit coucou au refuge du Caf, fermé, nous cheminons dans un paysage grandiose de lappiaz. Attentifs au balisage - on s'y perdrait, c'est un des plus grands d'Europe dixit le Net - et à la pose de nos pieds - il y a des trous partout, la neige est restée au fond de certains. Pique-nique au milieu des cairns, nous aussi laissons notre œuvre d'art..... Nous rejoignons le sentier plus classique du Petit Montoir, longeant des falaises équipées pour l'escalade, nous rafraîchissant devant la Glacière d'Aviernoz qui nous souffle un air froid (glacial en été) et profitant des couleurs magnifiques des forêts. Puis le sentier des Vaches, qui se transforme en sentier des Chamois quand nous prenons un raccourci !!! et qui nous ramène au parking.

Une fois n'est pas coutume, la descente aura été plus longue que la montée....

Superbe rando, organisée par Yves et Annick, qui aura permis à 14 Moûtierains de venir me rendre visite.  Merci, les amis !!!

 

Catherine, ex-Cafiste MHT et Villazoise depuis juin.

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Lacs du Mont Coua

le 27 septembre

 

La randonnée de ce mercredi nous fera quitter les sentiers non marqués sur les cartes mais visibles sur site.

Départ du lac de la Tuéda au sein de la réserve naturelle du Plan de la Tuéda, nous traversons une belle cembraie puis cheminons dans le pastoral vallon du Fruit, passage au refuge du Saut à notre droite les anciennes mines de plomb argentifère.

Là notre groupe se divise, l'un cheminera en direction du glacier de Gébroulaz pour bifurquer à gauche à la passerelle sur le Doron des Allues et atteindre le premier lac et ses Linégrettes. A 2072m le second lac. Ce parcours en montée régulière offre une avance constante.

L'autre franchira la passerelle en direction du sud et du col Rouge, quittant ce sentier vers 2365m pour en suivre un autre peu marqué vers le Passage des Eaux Noires, ce vallon orienté nord conserve encore la neige des chutes récentes, avec attention la progression se fait dans un décor minéral, nous avons peine à mesurer le bouleversement géologique subit par ces montagnes, les roches de toutes couleurs : jaune paille, ocre, grise, noire... veinées de blanc, aux couches mouvementées. Les crêtes environnantes sont acérées et saupoudrées de neige, que de beauté dans toutes les directions.

A la magnificence du décor s'ajoute la montée dans les pentes raides d'une belle harde de chamois et plus loin le vol d'une compagnie de Lagopèdes Alpin au son de leur cri rauque " ouk ouk " et c'est sous le regard de beaux Bouquetins mâles que nous nous regroupons avec le deuxième groupe, sur les bords du petit lac où se mirent le paysage.

Tous les randonneurs auront, à cinquante mètres prêt, réalisé le même dénivelé. La montée par le Passage des Eaux Noires plus raide et moins confortable avec la poudreuse aura demandé plus de prudence.

Repas au bord du plus grand lac, partage de sucreries et nous redescendons ensemble vers le vallon du Doron des Allues.

Une très belle randonnée par ce temps automnal.

 

Yves

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Traversée Tête des Fours 

le 24 septembre

 

Sortie en duo avec François.

Depuis la Ville des Glaciers, montée dans la vallée des Lanchettes jusqu'à la cote 2446 puis à gauche vers le col de la Grande Écaille.

Nombreux bouquetins, mères et petits; ça et là quelques vieux grognards indifférents....

De rares sources de chaleur en provenance de l'Astre ont quelque peu adouci la froidure d'un vent désagréable.

Après un petit grignotage au soleil retour par un sentier ancien presque invisible par Les Maisons Longes dont François a le secret.

Tant pis pour ceux qui ne sont pas venus....

Bruno

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L’Aiguille Grive

Le 20 septembre

 

  Suite aux conditions météorologiques peu favorables, le plan B sera activé pour  ce mercredi. Les 9 randonneurs iront mouillés les pieds dans les neiges de l’Aiguille Grive (2730 mt.).  

  Plan  Peisey (1650 mt.), 09H00, un brouillard enveloppe les montagnes, nous prenons la direction de La Combe et son sentier zigzagant entre mélèzes et épicéas. Dans une ambiance d’ automne, le raide Col d’Entreporte apparaît entre nuages et éclaircies, sur fond de hautes montagnes toutes blanches. Sur l’arête finale le vent nous rappelle son existence, la troupe enfile les mitaines .

Au sommet le soleil se montre, ainsi qu’un magnifique 360° de sommets enneigés ( de l’Oisans au Grand Combin de Valsorey ). Les photographies dans la boite noire,  nous repartons par le même trajet, cramponnés en avant sur les bâtons afin de ne pas  valser sur la boue de la sente.

  Après la pause déjeuner assez fraîche et la ronde des sucreries respectée, nous entamons la boucle de retour par la Chapelle de Notre Dame des Vernettes.  Dans ce cadre reposant invitant à une réflexion mystique sous un tendre soleil retrouvé, la pause sera plus longue. Mille-cent-quatre-vingts mètres cumulés et les véhicules retrouvés, nos pensées s’envolent déjà vers Les Lacs de mercredi prochain.

 

Claude

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Col de la Vanoise 

le 13 septembre

 

Mardi soir : une mauvaise météo est prévue pour le lendemain ! Il aurait même neigé au dessus de 2000m ! Prévoyons sagement une course de replis en plaine.

Mercredi matin : le temps s’ annonce nettement plus clément que prévu. Donc direction PRALO à l’unanimité !

Nous connaissons tous cet itinéraire classique par le Lac des Assiettes , mais c’est toujours un vrai plaisir que de redécouvrir ce paysage mythique jusqu’au refuge. Bien que le plafond soit assez bas, nous voyons tout de même que le glacier des Grands Couloirs à la Grande Casse a encore reculé ! Un vrai désastre !

Pour certains c'est la découverte de ce nouveau refuge, accueillant et fonctionnel ! Nous voyons que les cotisations CAF sont bien employées et cela nous rassure. Nous voyons aussi que le vieux refuge en préfabriqué est en cours de démolition. Gros travail, bruyant mais positif !

Repas confortable au chaud puis descente par l'itinéraire du Grand Marchet , plus sportif et plus délicat avec ses dalles humides. Mais le retour se fit tout de même « joyeusement», guidé par Pascale qui en connaissait le moindre cailloux.

Ainsi tranquillement mon rendez vous de 16 h à Moutiers a pu être honoré.

A mercredi prochain avec JEAN PIERRE !

 

André

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Le tour du Crève Tête

le 6 septembre

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Mont Joly 

le 30 août 

 

 Après deux heures de trajet jusqu’au Col du Joly (1995 mt.), la raide pente sous l’aiguille Croche (2487 mt.) sera la seule difficulté du jour. La traditionnelle photographie des dix ascensionnis-tes, ayant opté pour le sentier des crêtes, dans la boite noire, 01H1/2 de montagnes russes les maintiendront en équilibre entre Megève et Val Montjois. Montées et descentes par les Têtes de Véleray et La Combaz (1445 mt.), aggraveront le dénivelé positif du jour (880 mt.). Côté Megève la pente est vertigineuse, de l’autre la verte prairie flirte avec les crêtes. Au loin le sommet du Mont Blanc est es, ayant opté le sentier des crêtes, dans la boite noire, 01H1/2 de montagnes russes les maintiendront en équilibre entre Megève et Val Montjois. Montées et descentes par les Têtes de

Véleray et La Combaz (1445 mt.), aggraveront le dénivelé positif du jour (880 mt.). Côté Megève la pente est vertigineuse, de l’autre la verte prairie flirte avec les crêtes. Au loin le sommet du Mont Blanc est accroché par son nuage lenticulaire, annonciateur de mauvais temps.

 Avant le sommet, le groupe recolle avec Nicole et Michelle, ayant préféré la douceur du cheminement dans les alpages. Sous la pointe en rochers «piles d’assiettes», la sente zigzague dans la caillasse sans raideur particulière.

 A 12H30 la pointe est vaincue, un tour d’horizon à 360° récompense le petit effort du jour. Le vent et les gros nuages nous invitent au départ, la pause casse-croûte sera prise à l’abri des effets d’Eole.

Le retour sera effectué par une longue descente à courbe de niveau visant le Col du Joly, mettant les chevilles à rude épreuve. La boucle de 13 Km respectée, il est temps de lever le coude et se désaltérer car la route sera longue.

 

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Le cheval Noir

le 23 août

 

Nous sommes 10 randonneurs à vouloir découvrir pour certains ou revoir pour d’autres le Cheval Blanc situé au sommet du massif du Cheval Noir.

Nous laissons les voitures à 9h au col de la Madeleine et le chemin en pierre situé juste devant le parking nous invite à démarrer l’ascension.

Après avoir gravi une petite pente près de la remontée mécanique, nous prenons le sentier sur notre droite et de là, nous évoluons en suivant notre Coach avec un rythme de 450 m de dénivelé par heure.

Notre progression est satisfaisante et le groupe est homogène.

Nous arrivons au sommet à 11h15 après 900 m de dénivelé.

Quelle merveille de découvrir le panorama grandiose qui s’offre à nous sur 360° ! Nous avons le temps de profiter du paysage et nous nous posons pour le pique-nique. Puis, nous redescendons sur ce même chemin escarpé tout en discutant joyeusement.

Nous avons évité la variante par les lacs blanc et bleu à cause des travaux dus à la construction d’une retenue collinaire côté St François-Longchamp.

J’ai eu grand plaisir de retrouver la bonne humeur du groupe et nous nous quittons après avoir pris un rafraîchissement au col de la Madeleine.

 

 Jean Marc

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Val d'Isère - Pointe de la Bailletta 1er 3.000

le 16 août

 

Pour 6 six personnes, la pente s’annonce rude dès le départ. Juste après le Fornet où les véhicules nous ont portés, le sentier monte en quelques lacets raides, et nous porte allègrement jusqu’au Quart Dessous à 2480 mt . La progression a été rapide, une pause s’impose et la vue porte au loin sur les glaciers « source de l’Isère ». La fraîcheur dégagée par ces verts alpages, suite aux pluies de la veille, nous accompagnera toute la journée.

Arrivés au Col de la Bailleta ( 2852 mt.), le monde devient minéral. Nous prenons une sente cairnée orientée ouest, conduisant  vers le sommet tout en cailloux et gros rochers.. La dernière grimpette s’effectue dans un terrain mélangé de terre et pierres roulant sous nos pas. Enfin le gros cairn sommital ( 3071 mt.) est atteint. Premier 3000 de l’année pour certains et une vue à 360° récompense le cafiste que nous sommes. Retour au lac de la Bailleta pour le déjeuner, une petite sieste et il faut remettre le sac bien plus léger que ce matin ( les nombreuses douceurs habituelles n’ont pas été oubliées ).

La descente sera rapide jusqu’aux voitures. Le verre du réconfort sera pris à Bourg St. Maurice après ces 1100 mt. de dénivelé.

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Plan Pichu - Col du coin

le 9 août

 

    Bravant le ciel sombre, nous étions 10 à nous rendre à Plan Pichu (1950m) pour la visite guidée de la fromagerie, bientôt rejoints par Claude et sa femme, ainsi que Roger, venus en voisins...

    Grâce aux commentaires de Guy et l'énergie d'Adrien, la fabrication du Beaufort d'été n'a quasiment plus de secret pour nous...

S'ensuivit une dégustation de fromage, accompagnée de la bonne bouteille apportée par Claude... On en avait presque oublié qu'on était venu aussi pour marcher...

    Sur le coup d'11h(...),nous abordons la grimpette jusqu'au col (2398m), plus ou moins stimulés  ou sciés par la collation précédente, avec des alternances de brouillard (tiens je mettrais bien ma veste...) et d'éclaircies (décidément je l'enlève...) et nous l'atteignons juste à l'heure du casse-croûte !

Magnifique point de vue sur la vallée voisine, un petit lac par ci, un bout de Mont Blanc par là, un tas de pointes et de vallons à identifier...

A quoi bon aller plus loin ? Nous souhaiterons sa fête au lac d'Amour (mais oui, c'est la St Amour aujourd'hui!) une autre fois...

Les spécialités maison commencent à circuler malgré la raideur de la pente qui rend les déplacements plus délicats, seul Tito tient à distribuer lui-même son excellent pâté jusqu'à la dernière miette...

Vivement d'autres journées à thème pour agrémenter les balades et merci à Yves et Tito d'en avoir eu l'idée et assuré la mise en œuvre !

 

 La lanterne rouge  

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Croix de Bozon

le 2 août

 

  09H00, pas de pause pour les 12  « braves », ils s’élancent avant la chaleur sur le raide chemin de la Mine St.Victor, au départ de Nancroix (1420 mt.).

  Devant Yves désencombre le sentier recouvert de bois mort. Malgré les indications, le doute s’installe sur la destination de la sente peu parcourue. Enfin, sous la voûte d’un rocher, une cavité bétonnée laisse passer un puissant souffle d’air. Une petite descente et le large sentier en direction du lac de l’Etroit est récupéré. Mine de rien, les visages retrouvent le sourire malgré la raideur du cheminement. La forêt dégage une fraîcheur fort appréciée, et la vue porte au loin sur les glaciers du Pourri et des Platières.

  Avant le lac de l’Eroit, la troupe se disloque, et un groupe part en éclaireur se rafraîchir les pieds dans les eaux à 13° du lac. Devant nous se dresse le dernier mur final, et la Croix Bozon ( 2342 mt. ) en ligne de mire. Pour certains ce n’est qu’une formalité, ils finiront sur le Mont des Croix 100 mt. plus haut. Il est temps de passer aux agapes, un petit coup de blanc de Seyssel éveillera les papilles dégustatives. Comme d’habitude la tradition sera respectée…

  Premiers pas en titubant dans la descente raide, et la vigilance reprend le dessus. Le retour en fo-

rêt, se fera doucement sur le sentier épousant les courbes du terrain par le « sentier des gardes ». Pour « les rapides du matin »,  un tout droit à un carrefour stratégique  sera  une importation de montagnes russes.

  A Landry, le cours paisible de l’Isère nous accueille au « Bistrot de H2O », et nous invite à un rafraîchissement après ces 1050 mt. de dénivelée cumulée positive.

  A mercredi prochain à «  l’Alpage de Plan Pichu «  ( Tito et Yves  ont promis une journée riche en calories !!! ).

 

CLAUDE 

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La pointe du Rognier (belledonne) 

mercredi 26 juillet

 

Ce matin, ho surprise! en pointant le nez à la fenêtre le ciel épanche son trop plein d'eau sur la Tarentaise. Vérification sur "météo BSM", l'arrêt de l'ondée ne tardera pas, motivation par sms et nous serons sept à mouiller les chaussures dans l'herbe chargée de gouttelettes.

Pour arriver à la chapelle de Prodin 1350m au dessus de La Rochette, nous empruntons la route forestière dont l'état mériterait une amélioration.

Sur la piste qui nous conduit au refuge de la Grande Montagne, un énorme cèpe, les pluies de ces derniers jours et la douce température vont faire sortir les amateurs de champignons.

Nous ne passerons pas à ce refuge, suite à une petite erreur de parcours nous l'apercevrons à une centaine de mètres, le sentier que nous avons suivi nous permet de rejoindre notre tracé et une visite au refuge des Platières. Le col de la Perche 1984m met un terme aux pistes et sentiers pépères, de ce point le trajet sera plus minéral.

Éboulis, marche et pose de mains nous mènent sous les bandes de brouillard au petit col avec une belle vue sur le versant Hurtières, en contre bas paissent des moutons sous la garde des Patous, le ciel peu nuageux nous diffuse une belle lumière.

Progression parmi les blocs de granite sur un sentier étroit côtoyant le vide, le groupe ensoleillé progresse prudemment mais à un bon rythme et c'est à midi que nous atteignons les 2341m du sommet, sa croix et sa table d'orientation.

A l’abri du vent dans un petit creux, nous nous sustentons, café, gâteaux et génépi pour récompenser nos efforts.

La descente sera vite avalée elle aussi, la pluie a rendu le raide sentier moins glissant.

Nous retrouvons le col de la Perche et continuons la descente vers le lac des Grenouilles, nous croisons deux bergers qui accompagnent un troupeau de moutons au chalet d'alpage avec l'aide de deux Border collie et sous la garde d'un paisible Patou, quelques échanges avec ces gardiens forts sympathiques et nous continuons notre randonnée. 

Dans le lac de nombreux têtards laissent à penser que les grenouilles seront nombreuses cette année.

Refuge du Plan, décidément les refuges visités sont en parfait état et invitent à un prochain séjour dans ces alpages, les Belledonnes en compte de nombreux non gardés qui attireront certainement plus de randonneurs depuis le tracé cette saison du GR 738 Haute Traversée Aiguebelle (Savoie) Vizille (Isère), soit 130km et plus de 10000m de D +, tout un programme dans ce beau massif avec ses nombreux lacs.

Nous ne regrettons pas notre départ matinal sous un ciel encore chargé de nuages, le soleil nous a accompagné une bonne partie de la randonnée. Nous reviendrons en Belledonne le long trajet vaut la découverte de ce massif.

 

Yves

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Les lacs de la tempête - le 19 juillet

 

Après une longue approche en véhicules, laissés à Bénétant ( 1210 mt.), dix minutes de sentier facile nous sont accordées avant d’attaquer droit dans la forêt.

Le sentier raide zigzague entre sapins et rochers. Des parties câblées, des marches métalliques ou taillées à même la roche campent le décor de cette première montée. Après avoir flirté avec le vide et la cascade du Dard toute proche, le replat du même nom est atteint ( 1701 mt. ) en peu de temps.

Le passage dans les « vernes » derrière nous, le plateau de Chizeraz est atteint. Nous sommes reçus par les aboiements des « Patou », protégeant le gros troupeau de moutons parqué sur la rive opposée. Un autre verrou rocheux franchi et l’ambiance devient minérale. Derrière se cache le lac Vert. Notre objectif hors sentier sera le lac de la Besace situé à 2115 m. Pas un randonneur, 10 rapaces tournoient au dessus du Chaînon de Comborsier.

A 12H15, le dernier des lacs de la Tempête (4) est atteint. Annick et Jean Pierre nous jouent une partie du film « La Piscine » dans une eau assez fraîche. Les 13 randonneurs de la journée se «  pètent la ruche  » comme d’habitude pendant 1 heure. L’orage gronde au loin sur la chaîne frontalière, quelques gouttes donnent le signal de la fin des agapes. Sur le retour, le peloton de tête prend de l’avance dans la partie glissante, le « groupéto » de 8 assure le placement de pied pour ne pas partir en wingsuit.

Une mousse à Cevins est prise afin de se remémorer cette journée avec ses 950 m de D+ cumulés et 16 km au compteur pédestre.

Congratulations faites, les promeneurs se retrouveront mercredi prochain.

 

Claude

 

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Le Grand Mont - Lacs  des Tempêtes

depuis Bénétant - Le 19 juillet

 

Deux randonnées au départ de Bénétant sont prévues ce mercredi, si un groupe va aux Lacs des Tempêtes, notre groupe fera le sommet du Grand Mont.

Nous sommes huit amateurs de dénivelé dont trois réfugiés Soudanais.

Le départ est rondement mené par nos trois jeunes, mais le sentier qui monte le long du torrent de la cascade du Dard est pentu, très vite l'un de nos invités est en difficulté, plus haut Jean-Marie le prendra sous sa protection, me laissant la direction de la suite du cheminement.

Les câbles qui équipent le sentier nous facilite la progression, nous parvenons sur la plateau de la ruine du chalet du Dard, puis le chalet de Chizeraz où un âne nous accueille de ses braiments. Nous prenons contact avec le berger pour connaître le lieu de pâturage de ses moutons encadrés par quatre patous, ceux ci sont paisibles, à condition de respecter un comportement calme à leur approche.

Nous grimpons le petit vallon au dessus du chalet, en serpentant entre pelouse et rochers. Le sentier de mouton disparaît plus haut et les cairns se font très rares. Là je constate qu'ayant pris au pied levé la direction de la sortie, je n'en connais pas suffisamment le tracé. Nous hésitons et perdons du temps, notre choix sera la croupe Est, pentue mais un semblant de sentier la parcourt. Pas de cairn, j'hésite à continuer sur cette voie. Daniel part en reconnaissance et constate que plus haut nous aurons un pas d'escalade. Il est l'heure du repas, cent mètres sont encore à gravir et le grondement du tonnerre se fait entendre au loin.

Nous redescendons pour nous abriter du vent et prendre notre repas.

Au chalet, les moutons au parc sont sous bonne garde des quatre patous qui signalent leur présence par un concert d'aboiements, bâtons pliés nous avançons calmement en parlant aux gardiens qui ne montrent pas d'agressivité et nous laissent passer.

Sur la gauche, nos collègues de l'autre groupe redescendent des Lacs des Tempêtes, petit salut et nous poursuivrons notre descente.

Sur les rochers lisses, Daniel fera une mauvaise chute, diagnostic d'Annick notre médecin, déchirure musculaire à l'épaule, pour lui qui sortait d'un repos suite à une chute à vélo, sa saison est bien écourtée.

Au parking Jean-Marie nous attend avec notre invité, ils sont montés aux lacs, leur randonnée aura été plus aboutie que la notre.

Je conclus cette journée en étant convaincu de ne plus subir une sortie et de la préparer afin de remplacer l'encadrant si nécessaire.

Yves

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Chemin du Curé - Col de la Sauce

le 12 juillet

 

8H45, 20 marcheurs s’élancent du Plan de La Lai (1820 m) en direction de la face ouest du Roc des Vents. Le soleil est timide et un petit vent nous revigore dans cette raide montée sous ces hautes falaises. Devant nous Noori (jeune afghan) et Nyang (camerounais) se déplacent à bon rythme, tout en s’émerveillant de ce panorama qu’ils contemplent en toute quiétude. Après le sentier balcon en face nord (2200 m), il faut plonger vers le barrage de la Gittaz, et le col de Sur Frêtes. Sous le panneau indiquant le col (1790 m), nous prenons plein nord la descente vers le hameau de la Gittaz (1650 m). Les choses sérieuses commencent par une longue remontée vers le Col de la Sauce (2307 m). Après 45 mn de progression, le vallon se resserre et le Chemin du Curé taillé dans la roche, domine de 50 m la rivière coulant en contre bas. Le soleil jouant à cache cache et la fraîcheur du ruisseau proche nous donnent des ailes dans ce cadre bucolique.

Les estomacs crient famine, il est 13h15, nous ferons la longue pause déjeuner à 2200m. Face au col du Bonhomme et la Crête des Gittes, nous dégustons sucreries et génépis. Au bout de 20 mn de marche, le col de la Sauce est atteint. La photo traditionnelle du groupe devant le gros cairn du lieu respectée, nous enfilons le GR5 à bonne vitesse et regagnons les véhicules à 15H15.

06H30 de marche, 1050 m + cumulés et 19 km aux montres électroniques, nous nous accordons un moment d’encanaillement au bistrot du coin et pensons déjà à la sortie de mercredi prochain ( qui sera longue).

Claude

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Tour du Pic de Lachat

le 5 juillet

 

Bonne météo et un joli programme concocté par Annick, nous connaissons la beauté de la Lauzière, aujourd'hui nous nous élèverons sur les crêtes pour en élargir notre vision.

Départ du Logis des Fées par la piste jusqu'au lac de L'Arpettaz rien de bien réjouissant, au delà le sentier, les montagnards retrouvent leurs sensations avec un peu d'appréhension sur la suite du programme. Au Grand Parc nous quittons le GR du tour de la Lauzière pour une montée vers un col sous la Grande Muraille, pas de sentier, la montée à petit rythme est aisée. La crête est large mais le sentier étroit disparait à flan de montagne côté Maurienne, un seul bâton suffira, une main prendra le relais.

Ouf, nous atteignons le sommet de la Grande Muraille 1462m et son cairn. Il faut avancer un peu pour apercevoir le sentier qui serpente en descente, puis se relève pour disparaître.

C'est où qu'on va? La bas derrière ce petit sommet, aux portes de Montmélian. Descente en alternant sentier, pelouse, rocher, vire, corniche, la totale.

Sous la Pointe de Freydon, un passage complique un peu la donne, une arête verticale à franchir sur la vire, le font de la vallée est bien bas. Le groupe se divise, les randonneurs qui auront fait le plein d'émotion pour la saison prendront la variante qui descend raide sur la gazon pour cheminer sur une petite sente et remonte sous les Portes de Montmélian.

Les autres continueront d'alterner pose de main et pas de géant pour franchir les obstacles en passant par la Pointe de Freydon 2242m.

Portes de Montmélian, enfin une petite pause, midi est passé depuis longtemps, nous mangerons plus bas à la croisée avec le trajet de nos collègues qui progressent en contre bas.

Le repas tant attendu est le bien venu, la-haut sur la crête nous avions l'esprit bien occupé à assurer notre cheminement. Ronde de sucreries et boissons réconfortantes pour ne pas manquer à nos mauvaises habitudes, mais bien conviviales tout de même.

Descente vers le lac du Branlay, la tête remplie de beaux panoramas et d'émotions fortes, nous rejoignons le refuge du Logis des Fées pour nous réhydrater un peu.

Randonnée sur les crêtes qui mériterait bien une cotation "bon marcheur"

Yves

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