Les comptes-rendus : 

les sorties randonnées pédestres

 

printemps - été - automne 2020

Rochers de la Bade

Mercredi 9 septembre

 

Une belle équipée féminine pour cette journée. Direction le massif des Bauges qui n'a pas fini de nous montrer ses merveilleux recoins.

Nous partons du Villard. Montée efficace comme on dit pour atteindre le plateau des chalets de la Fullies. Arrivée sous les rochers de la Bade, que nous longeons jusqu'à leur accès ouest.

Ca y est, 2h30 et 800 m de D+, la « marche d'approche » est faite ! 

L'arête des rochers de la Bade nous offre de jolis points de vues. Le grand blanc est encore et toujours de la partie et on ne s'en lasse pas.

La descente de l'arête est un peu ardue et exposée. Le pas se fait prudent et plus lent.

Arrivée au col de Cochette, nous faisons face à l'ascension de ce Mont Colombier qui nous appelle mais que nous déciderons de ne pas gravir aujourd'hui. Il faudra donc revenir...

Une très belle journée. Et comme  çà fait toujours du bien de se féliciter : bravo à nous, les filles !

 

Emilie

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Pointe de Chombas et Pointe Percée

Samedi et dimanche 22 et 23 août 2020

 

Ah perfide météo qui joue des tours aux actifs en cachant le soleil juste le week-end et en essayant de noyer les projets de ceux qui décident d'être téméraires...

Sénèque a dit : « la vie n'est pas d'attendre que les orages passent, c'est d'apprendre comment danser sous la pluie », alors nous sommes partis de bonne heure et bonne humeur malgré les petits logos de nuages, d'éclairs et de gouttes d'eau de météoblue...

Bien nous en a pris.

La pluie n'a pas été si longue et si virulente que çà. Par contre la brume...... sous toutes ses formes : blanche, épaisse, éparse, inopinée, éphémère, claire, insistante, répétitive, diaphane, tenace...

Après un épisode café en attendant la fin de la pluie au Grand Bornant, montée au refuge de Gramusset.

Malgré la brume, nous partons sur ces magnifiques étendues minérales de Lapiaz qui entourent le refuge pour rejoindre la pointe de Chombas. Nous nous contenterons de la voie normale. L'arête NE initialement prévue sera pour une autre fois. Le panorama s'ouvre de manière intermittente et nous permet de deviner les massifs et sommets alentours.

Le lendemain, pointe percée par les cheminées de Sallanches et retour par la voie normale. Belle randonnée alpine tout en pas de deux ! (ou III). Le ballet de la brume ne s'arrêtera pas de la journée. Tantôt sans visibilité, tantôt un mont Blanc magique au gré d'une belle fenêtre. L'ambiance est assez féerique.

Nous avons bien fait de partir assez tôt, il y a foule à la Pointe percée. Les deux itinéraires pédestres sont pleins de marcheurs, les voies d'escalades sont pleines de grimpeurs, le refuge est plein de promeneurs.

Un bien beau week-end. Une belle découverte de ce coin des Aravis. Un groupe super dégourdi et débordant d’énergie, en bref, une très belle sortie.

 

 

Emilie

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Traversée des Rochers de Plassa  

Dimanche 16 août 2020

 

 3 cordées pour cette traversée des rochers de Plassa.

Départ des chalets de l'Ariondaz par le ravissant chemin à l'ouest de Moriond. Ici on oubli presque qu'on est dans la grande station de Courchevel, un peu à l'abri des remontées, sur un petit sentier très fleuri, très fruité que même Daniel a trouvé chouette !

L'approche est un peu longue, le retour le sera aussi !

Belle traversée d'arête sur un rocher très agréable, qui permet de mettre en pratique l'assurage de la progression en mouvement.

Monter sur l'Aiguille de Mey est tentant mais il est un peu tard et le temps a prévu de se gâter en fin d'aprèm. Nous escaladons juste le gendarme avant l'aiguille.

Retour au passage de Plassa et à son majestueux cairn puis retour aux voitures. Tout ça avant l'orage.

 

Emilie

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Grande Tête de L’Obiou

Samedi 18 juillet

 

Levée du camp aux aurores pour Annick, Emilie et Tito, nous parvenons après plusieurs kilomètres de piste au chalet forestier col de Samblue que nous laissons pour parvenir à 1562 m au parking de départ.

Rapidement le sentier sur la droite chevauche la crête, plafond bas, nous serpentons parmi herbe et conifères jusqu’au Pas du Vallon. La brume se dissipe au pieds du majestueux Obiou qui nous écrase de sa masse calcaire, le vaste amphithéâtre de strates prend toute sa dimension. Nous sommes bien petit face à la paroi qui se redresse et bientôt nous accueillera.

Un balisage rouge nous guidera dans la traversée d’un raide pierrier, casque en protection nous gravissons le gradin irrégulier où les mains seront mises à contribution dans les passages escarpés.

Nous cheminons sur la crête, un peu de répit avant le nouveau pierrier qui nous mènera sur la variante des cheminées. Au pieds du géant, un cairn nous précise la montée de la première cheminée avec passage sous un bloc coincé où il vaut mieux d’être mince qui nous permet le passage au niveau supérieur par une nouvelle cheminée, contorsions et agilité pour passer les étroitures.

Sortie sur une courte et vaste vire et par un dernier couloir l’on gagne le sommet 2754 m.

Une vingtaine de randonneurs arrivés par la voie normale ou en escalade se distancient sur le plateau sommital.

Regard à 360° sur le Pic de Bure, le Grand Ferrand notre objectif de demain, les Ecrins, Vercors, une petite partie du Mont Blanc…

Casse-croûte, sucreries et Génépi de Tito, rayonnant d’avoir réussi cette belle randonnée alpine.

Descente par la voie normale, avec un détour par une grotte et son miroir de glace, halte que nous avions laissé pour la descente afin de ne pas casser le rythme de la montée escarpée qui nous attendait.

La Tête de l’Obiou mérite grandement sa réputation, massive, puissante et pourtant élancée avec ses grands escarpements de calcaire colorés qui dominent d’immense éboulis. Majestueuse et grandiose et portant élégante avec le Petit Obiou finement ciselé.

 

Le Grand Ferrand par les Chourums, retour par la vire Olympique

Dimanche 19 juillet

 

Nuit de m…, des campeurs ayant choisi le camping pour une teuf.

Cinq heures, avec Emilie nous déjeunons sur le parking au départ du sentier de Canyon des Adroits que nous remontons, une corde fixe nous aidera à franchir un passage étroit.

Dans les contreforts nord, le Chourums des Adroits et une Arche que nous devons rejoindre par une raide pente herbeuse. Nous ratons cette dernière, nous devrons être plus attentif sur cette trace hors sentiers.

Dans le verdoyant vallon deux troupeaux de moutons bêlent. Crête et éboulis nous conduisent au Pas de la Cloche. Zig-zag dans les éboulis. Des rochers, des éboulis que franchit allègrement à la course un chamois que nous contemplons d’un air envieux.

La vue sur notre trajet de descente par la bien nommée vire Olympique et ses descentes de couloir d’éboulis nous fait envisager des moments de plénitude.

Le sentier de la voie normale rejoint, nous regagnons le sommet à 2752 m, un petit quart d’heure trop tard pour y contempler un maximum d’horizons, déjà les nuages gravissent le sommet, ils n’étaient pourtant pas invités aujourd’hui.

Jusque-là malgré le manque de sentier et l’attention portée sur l’orientation, le décor valait le déplacement, que nous réserve cette descente par les pierriers entrevus ?

Petite descente dans notre trace de montée et là un premier aperçu de la suite est donné sur 50m d’un sentier terreux et de petits cailloux, à la vue du pierrier que nous devrons traverser en courbe de niveau jusqu’à atteindre le Chourum Olympique, quatre cent mètre de ces éboulis, avec une barre rocheuse en contrebas, nous mène à buter sur la falaise de Pra Purc, ouf il ne nous reste qu’un dernier couloir assez raide dans bien sûr des éboulis, fort heureusement roulant sous le pieds pour le descendre tous deux rapprochés au pas de course.

La pelouse du vallon du Grand Villard est bien douce sous les pas, ce confort était-il encore possible, plus besoin du casque de toute façon sa sécurité aurait été bien dérisoire sur ces pentes où la moindre chute n’aurait pas pardonné.

Contemplation du cirque minéral, des chamois se rient de notre lenteur. Un petit encas est savouré.

Passage à la Baume Fromagère, nous laissons à l’est la Barre des Fontaines et retrouvons le Canyon des Etroits et sa fraîcheur, d’ailleurs la gourde est vide.

Plaisir de retrouver notre monture et de chausser les sandales.

Huit heures quinze bon train, sans réaliser la totalité du topo prévu en huit heures, visorendo est à suivre après une bonne analyse, le rédacteur s’est fait plaisir dans sa description imagée d’une randonnée alpine qui s’est avérée longue et dont un tracé plus judicieux n’aurait pas escamoté les beaux points de vue.

 

Yves

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Traversée des dents de Lanfon 

Dimanche 12 juillet 2020

 

Nous sommes 9 au départ de cette course rocheuse. L'approche est raide et nous met d'emblée dans l'effort.

Cette magnifique traversée d'arête rocheuse n'est pas si aisée. Mais quel superbe panorama au dessus du lac d'Annecy. De nombreux parapentes nous accompagneront tout au long de la journée passant si près de temps en temps que nous avions l'impression de pouvoir les toucher !

L'arrête est très vertigineuse et nous demande une constante concentration ainsi qu'une bonne lecture du terrain . Un peu de patience est nécessaire lors de certains passages (on s'en souviendra de cette chattière!) et quelle est longue et malaisée cette descente mais rien ne vient perturber la bonne humeur du groupe.

Très belle et agréable sortie.

 

Emilie

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A la découverte des sangles de Chartreuse – 20  et 21 juin 2020

 

Nous sommes trois, nous sommes jeunes, vaillants et vigoureux donc nous partons avec la tente sur le dos. La météo a décidée d'être avec nous, chouette attention. Nous sommes prêts pour notre « randonnée du vertige ».

Départ du pré d'Orcel pour le raide et délicat passage du Fourneau. Une mise en ambiance grandiose avec son cirque en gradins naturel et son rocher dit du Caïman. Il faut poser un peu les mains et pousser un peu sur les cuisses pour se hisser mais çà passe très bien.

Après un long périple en crête, nous attaquons le sangle de cette longue et belle journée : le sangle des belles Ombres.

La sente se laisse découvrir au fur et à mesure. Paysage minéral époustouflant, de ceux qui nous font sentir petits. 

Nuit sur le plateau. Quel plaisir de se réveiller au cœur de la montagne. On déconnecte vraiment.  Le lendemain direction falaise ouest. On longe le plateau pour aller attraper le départ du sangle du Fouda Blanc. Autre versant, toujours aussi magnifique mais plus vertigineux que celui de la veille. Les pas se font plus concentrés. Nous ne sommes pas exactement des chamois !

Sortie sur le sommet du Pinet et retour.

La Chartreuse nous a dévoilé quelques unes de ses merveilles ce week-end mais on sait qu'il y en a d'autres. On y retournera...

 

Emilie

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